Que de chemin parcouru...

Que de chemin parcouru depuis cette première rencontre il y a maintenant... A quoi bon comptabiliser le temps. Enfin, c'était hier puisque l'amitié n'a pas vieilli.

Lors de chaque rencontre, c'est un peu comme si je venais de quitter Raymond, avec quelques toiles, quelques couleurs de plus...

Je rentre de l'Atelier et il me semble que nous reprenons ensemble une discussion arrêtée la veille. La veille, en l'occurrence, c'était il y a trois mois, six mois, un an... Cette notion du temps qui nous échappe réside dans le fait que la création n'a pas d'âge. Elle est, c'est tout.

L'oeuvre de Raymond est une juxtaposition de tentatives inachevées, un kaléidoscope, un puzzle qui devrait être assemblé.

Le figuratif côtoie la création, la couleur se fait plus vive, le geste plus précis et, à l'instant où l'artiste semble trouver sa voie, une autre piste se dégage, encore vierge. HANIZET s'y engouffre. La quête se poursuit.

Si je suis un inconditionnel du travail d'HANIZET, c'est parce qu'il a toujours eu le pouvoir de me surprendre. L'artiste ne s'est jamais installé dans un confort facile qui consisterait à reproduire sans cesse le même modèle. Tout est différent chez HANIZET et pourtant l'ensemble est cohérent. C'est en cela que réside le talent.

Chaque toile d'HANIZET est une fenêtre ouverte qui nous invite au voyage, hors du temps.

René BALME

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